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lundi 3 février 2014

Avortement : une épreuve vécue sans légèreté ni regret

 
 
 
Il est 9 heures du matin. Elle finit de s'habiller, se maquille, met du rose sur ses lèvres. Elle monte dans sa voiture, passe au laboratoire d'analyses chercher ses résultats et la carte de son groupe sanguin. Elle sait qu'en cas d'hémorragie, ça peut être utile.
Elle a faim.
Elle veut surtout fumer. Les nausées ne la lâchent pas, du matin au soir, comme si avant de partir, le bébé voulait lui rappeler qu'il est là, dans son ventre, du matin au soir. Elle veut fumer, même si elle a mal au coeur, même si elle a les mains qui tremblent, même si elle a envie de chialer, de hurler, elle veut un café juste pour pouvoir fumer sans vomir.
Lui veut tout ce qu'elle veut, tout ce qui peut lui faire plaisir, tout ce qui peut l'empêcher de pleurer. Sauf le garder. Mais un café, ça, il peut.
Il est près de midi. Ils remontent dans la voiture, il prend le plan, cherche la rue Nicolo, la guide. Elle trouve ça tellement glauque, lui qui la guide vers cette clinique où elle ne veut pas aller, pour avorter de cet enfant qu'il ne veut pas garder.
Lire aussi : «  Avortement : c'est la stigmatisation qui est à craindre  »

 PEUR QU'ELLE FASSE MACHINE ARRIÈRE

Première à droite, se trompe, ils reviennent en arrière, elle sent le point de non-retour approcher, doucement, sent les larmes qui commencent à monter, se mord les lèvres jusqu'au sang pour ne pas chialer. Ils se garent, entrent dans le hall de la clinique.
Bonjour, elle vient pour une interruption volontaire de grossesse (IVG) médicamenteuse. Une fois, deux fois, ils ne trouvent pas le code de facturation, sa carte vitale est dépassée, la secrétaire hurle. « Gigi, c'est quoi déjà le code de facturation pour l'IVG médicamenteuse ? » « Ben non, ça marche pas… »
Elle n'écoute plus, ne veut pas entendre, a envie de vomir encore, de pleurer toujours. Elle est écoeurée, par cette réceptionniste qui ne connaît pas ses codes, par lui qui n'ose plus la regarder, par le monde qui lui a expliqué que la raison voulait que..., par elle qui a cédé.
Il faut voir Mme M. Deuxième étage. Maternité.
Elle pleure. Il ne la regarde toujours pas. Il n'a qu'une peur : qu'elle fasse machine arrière, qu'elle garde cet enfant dont il ne veut pas, qui viendrait broyer sa vie de famille bien installée. Les portes de l'ascenseur s'ouvrent.
 Au choix : à droite, salle des naissances, à gauche, nursery. Elle se demande si c'est volontaire ou inconscient d'envoyer une femme qui vient se faire avorter à l'étage des accouchements. Elle pleure toujours.

ELLE EST SI FATIGUÉE

La sage-femme arrive, lui tend un verre d'eau. Lui demande de la suivre dans un bureau. Une table, deux chaises, pas de fenêtre. Rien. Il s'assoit à côté d'elle. Elle ne peut plus s'arrêter de pleurer.
Elle se demande ce qu'elle fout là. L'infirmière lui tend le formulaire qui atteste qu'elle est consentante. Elle signe. Un coup de tampon avec la date. Le 6 mai 2005, ce papier prouve qu'elle a voulu avorter. Lui n'a rien à signer.
Pourtant, c'est lui qui a décidé de le dégager, ce bébé, pas tellement elle, mais bon, c'est comme ça, juste une signature et un coup de tampon. Elle pleure toujours. Il ne la regarde toujours pas. Elle s'assoit. La sage-femme lui explique la marche à suivre. Elle va avaler ces trois cachets. Ça va décoller le foetus de l'utérus. Dans 48 heures, il faudra revenir pour prendre trois autres cachets, pour expulser le foetus.
 Elle conclut en lui disant de ne pas pleurer, allez, elle va avaler ces cachets et on n'en parle plus hein ? Elle ne fait rien le soir. Regarde un programme de télé-réalité, histoire de s'abrutir l'esprit. S'endort épuisée. Elle est si fatiguée depuis qu'elle est enceinte. Mais ça commence déjà à changer. Pour la première fois depuis longtemps, elle n'a pas de nausée. Elle sait qu'il est toujours là, dans son ventre.
Mais elle sent qu'il est en train de partir. Trois jours plus tard, elle connaît le chemin, les formalités administratives sont déjà remplies. Elle n'a qu'à aller au deuxième étage, à avaler ces trois cachets et à attendre. Le foetus est décollé. Il ne reste qu'à l'expulser. La gynécologue l'a prévenue que cela pouvait être légèrement douloureux. Elle en plaisante avec l'infirmière, elle se blinde.

PREMIÈRES DOULEURS

Elle s'est promis de ne pas pleurer. Elle n'est pas sûre d'y arriver. Elle entre dans cette chambre où elle va passer quatre heures à attendre. Elle écoute l'infirmière lui expliquer que, si elle veut uriner, elle doit le faire dans une bassine en plastique pour qu'elle puisse contrôler, au cas où le foetus serait expulsé en même temps.
Elle fait mine d'écouter, elle n'écoute plus rien, elle ne veut plus rien écouter. Elle tend la main. L'infirmière lui donne quatre cachets. « Les deux premiers, vous les avalez, les deux autres, vous les enfoncez dans le vagin. » Elle les casse en quatre pour les faire rentrer plus facilement.
 Les premières douleurs. Sournoises, lentes, qui montent, qui envahissent son ventre, son corps, sa tête. Des contractions. Lancinantes, violentes.
Pendant près de deux heures, elle va rester pliée, au début assise comme on lui a dit, puis couchée parce que la douleur est trop forte, et qu'elle ne supporte plus rien. Elle attend depuis deux heures. Elle appelle l'infirmière, lui demande des calmants, quelque chose, n'importe quoi pour ne plus avoir mal. Elle lui répond qu'elle ne peut pas faire grand-chose. « Vous croyez quoi, mademoiselle, que ça allait passer comme ça ? Et ben non, c'est que c'est pas rien quand même, hein ? Vous êtes en train d'avorter, alors forcément ça fait mal… »
Elle reste avec ses contractions qui la broient. Sa gynécologue l'appelle, lui demande de se lever, de marcher, d'aller monter et descendre les escaliers de l'hôpital pour faire descendre ce foetus qui s'accroche.

ELLE N'EST PLUS ENCEINTE



Elle se lève, se plie en deux, est traversée d'une contraction plus violente que les autres, fonce aux toilettes, n'a pas le temps de saisir la bassine en plastique, sent son corps s'ouvrir, quelque chose tomber, regarde au fond des chiottes, au milieu du sang, il y a un amas gluant.
Elle n'aurait jamais cru qu'il serait déjà si grand. Elle se met à hurler. Elle n'est plus enceinte. Elle n'a jamais regretté d'avoir avorté. Elle n'était pas « en situation de détresse » comme le voulait la loi Veil. Mais qui osera dire que c'était pour autant un IVG de « confort » ?
Elle ne connaît aucune femme qui parte avorter à la légère. Elle voudrait dire à ces messieurs qui pensent qu'il peut y avoir une banalisation de l'avortement que jamais un avortement ne sera une chose banale pour une femme.
Et que reconnaître que l'avortement est un droit, purement et simplement, sans condition ni jugement, quelle que soit la situation de la femme, est la moindre des choses que l'on puisse faire pour toutes celles qui, un jour ou l'autre de leur vie, y ont été ou y seront confrontées. Pour une femme sur deux en France.


 
Publié par: Ivan Thévoz
 
Source:http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/01/23/une-epreuve-vecue-sans-legerete-ni-regret_4352868_3232.html

jeudi 2 janvier 2014

"180" Film/Interview incroyable par Ray Comfort - Un parrallèle entre la Shoah et l'avortement


Ray Comfort interroge des passants aux USA pour les confronter aux péchés et établit un parallèle entre Hitler et les promoteurs et adeptes de l’IVG.

La vidéo est en "anglais", mais le sous-titre en français existe en cliquant au fond de la vidéo sur la barre de tâche. 



Publié par Tiffanie Godel 


lundi 16 décembre 2013

De l’IVG à l’avortement : les sensibilités ont changé

 
 
L’une des votations du 9 février 2014 demande que l’interruption volontaire de grossesse ne soit plus remboursée par l’assurance de base.
Ceux qui s’opposent à la suppression de ce remboursement prétendent que les partisans veulent en réalité relancer le débat sur la dépénalisation
de l’avortement.
« On peut discuter de tout, mais je trouve choquant qu’on doive revenir sur ce thème » déclare la conseillère nationale Ruth Bernasconi ! (Le MatinDimanche, 15 décembre 2013). Cela parce qu’en 2002 le peuple s’était prononcé en faveur de la dépénalisation de l’avortement. Et donc il n’y aurait plus lieu d’en débattre. On peut mais on ne peut pas !
Etrange argument : si l’on suivait cette « philosophie politique » le suffrage féminin n’existerait pas encore puisqu’il a fallu s’y  prendre à plusieurs reprises, et ainsi de suite pour bien d’autres thèmes.
Autre argument : ce ne serait que les politiciens de la droite catholique et évangélique conservatrice qui voudrait une telle solution, «  les mêmes que ceux qui sont contre « l’éducation sexuelle à l’école, l’assurance maternité, le planning familial. Ils sont contre tout »…
Parmi ces arguments, on ajoute encore que « la Suisse est un des pays où le taux d’interruption volontaire de grossesse est le moins élevé en Europe ».
En réalité, sans être obstinément d’un camp ou de l’autre dans cette votation, je pense que le fond du problème est ailleurs et que les partis dits bourgeois ne voient pas que les sensibilités collectives ont changé et que les vrais débats se situent de plus en plus au niveau des valeurs, et que certaines valeurs qui ont été dénigrées pendant des décennies dans la phase dite de  « libération générale des mœurs » depuis les années 1970, reviennent à la surface et reprennent une place parfois de première importance. Ce courant est général et ce serait une erreur que de n’y voir que conservatisme, attitude réactionnaire, vaine nostalgie, intégrisme religieux, etc.
Le changement des valeurs en cours est profond, souvent implicite, et touche aux fondements mêmes de notre culture et civilisation. Cela au moment même où un maximalisme idéologique diamétralement opposé, emmené par exemple par les socialistes très à gauche au pouvoir en France, tente de s’imposer sur les questions de société. Le conflit ne peut être que frontal et total.
Mais la droite devrait comprendre que des valeurs comme la nation, la patrie, la famille et la vie elle-même, et d’autres encore, redeviennent essentielles, et plus fortement encore face à ce maximalisme idéologique de gauche que même mai 1968 n’exigeait pas.
Pour en rester simplement à la valeur de la VIE dont il est question ici, l’ image en cause est celle de la vie, de la vie de l’enfant dès sa conception, et cette image a beaucoup changé, également sous l’effet des progrès technologiques qui offrent des images magnifiques de cette vie dès son origine et qui ne laissent personne indifférent. La vie redevient un phénomène extraordinaire, sacré pour beaucoup, dont on suit l’évolution précisément avec images à l’appui (amniocentèses, etc).
Le problème posé par une personne confrontée à un avortement devient beaucoup plus préoccupant et important. Ce n’est plus un acte comme cela l’était dans les années 1970. Un tel acte ne va plus de soi. Les souvenirs, voire les séquelles d’un avortement  peuvent  poursuivre certaines femmes leur vie durant. Négliger ces changements, c’est ne pas voir la profondeur des mutations en cours, indépendamment des idéologies politiques, qu’on le veuille ou non.
Cela se traduit jusque dans le langage : le mot avortement, bien plus concret et brutal que celui, délibérément euphémisé, d’IVG est de nouveau utilisé même par ceux qui n’en font encore qu’une banale opération chirurgicale. Ils ne s’en rendent même pas compte.
Proposition : développer réellement et sérieusement des conditions permettant aux familles et aux femmes confrontées à ce terrible dilemme de pouvoir garder un enfant même quand cela semble impossible. Il nous faut une vraie politique nataliste. Plutôt que refuser des aides financières et autres, par exemple, aux femmes qui seraient prêtes à avoir trois enfants au lieu de deux, de même à celles qui souhaitent rester à la maison, même quelques années, pour élever leurs enfants  plutôt que de les confier mécaniquement et automatiquement à l’ETAT, sous une forme ou une autre. Mais de cela on n’en a pas voulu.
L’immense bonheur que peut procurer un bébé et un enfant devrait retrouver tout son sens de même que les valeurs qui sont ici en jeu.
Préférera-t-on bientôt ne plus avoir d’enfants du tout pour les faire fabriquer par d’autres, dans des conditions déplorables, sorte de néo-colonialisme méprisant, plutôt que de tout faire avec moyens à l’appui pour soutenir l’une des plus belles aventures humaines. Vouloir donner la vie plutôt que faciliter sa fabrication par d’autres ou faciliter sa suppression devrait se situer au-delà des idéologies.
Au-delà des oppositions frontales sur ce thème, travaillons à plus essentiel : à une vraie politique nataliste, au lieu de compter sur l’immigration ou de demander simplement aux femmes d’entrer plus massivement sur le marché du travail. Il en va du type de société que nous voulons et des valeurs qui la fondent, plutôt que d’une opposition entre « progressistes » et « réactionnaires ».
Une autre et vraie votation sur l’essentiel, sur une vraie politique nataliste, doit suivre celle du 9 février 2014.


Uli Windisch, 15 décembre 2013


Publié par Ivan Thévoz
 


mercredi 11 décembre 2013

L'histoire incroyable de Ward, né trois mois et demi avant terme

Lorsque Ward Miles est né, le 16 juillet 2012, il pesait 700 grammes. Grâce aux médecins et aux infirmières du Nationwide Children's Hospital de Colombus en Ohio (Etats-Unis), le petit garçon vit. Son père, Benjamin Miller, est vidéaste et photographe. Il a choisi de filmer la première année de son fils et d'en créer un film bouleversant. En deux semaines, la vidéo a été vue par plus de 2 millions d'internautes.
 
Le début du film est particulièrement marquant: Lindsey, la maman de Ward, a dû patienter durant 4 jours avant de pouvoir enfin tenir son fils dans ses bras. Après 107 jours passé à l'hôpital, le petit garçon a pu rentrer chez lui. Un moment que Benjamain Miller n'a pas manqué d'immortaliser. Ce "bébé miracle" comme on le surnomme sur la Toile semble désormais se porter comme un charme!


 
 
Publié par : Salomé von Allmen

lundi 9 décembre 2013

Un enfant n'est pas un virus!

 
 
 
 
 
 
Pourquoi voter OUI à l'initiative "Financer l'IVG est une affaire privée?"
 
 
Parce que l'enfant à naître n'est pas assimilable à un virus que l'Etat doit éliminer pour garantir le bien-être de la population.
 
Bien que, dans l'intérêt des femmes, l'IVG soit pratiquée dans un cadre médicalisé, cet acte n'a pas pour but de guérir, ni de soulager une souffrance. L'IVG ne guérit pas l'enfant qui la subit et ne guérit pas non plus la femme d'une maladie
.
Parce qu'on se donne bonne conscience en comparant la situation suisse aux situations catastrophiques de nos voisins (222'500 IVG par an en France), mais le nombre d'IVG en Suisse reste considérable par rapport à la population et au niveau de vie. Alors que les accidents de la route font 1 mort par jour, les IVG, quant à elles, font 30 morts par jour
.
Parce que 20 à 40% des IVG sont aujourd'hui des récidives et multi-récidives. Nos primes d'assurances ne doivent pas servir à banaliser l'IVG. Qui peut prétendre qu'il est bon pour la santé d'une femme d'avoir plusieurs fois recours à l'IVG dans sa vie?
 

Quels sont les seuls arguments des opposants?

 
 
Retirer le remboursement de l'IVG de l'assurance obligatoire, c'est créer une discrimination envers les femmes les plus pauvres.
NON. Le Conseiller fédéral Alain Berset précise que les coûts de l'IVG représentent 8 centimes par mois sur les primes d'assurances, c'est-à-dire 96 centimes par année. C'est à la portée de tout le monde de payer une complémentaire de 96 centimes par an qui assure ce risque. C'est manifestement bien moins cher que n'importe quelle complémentaire couvrant les soins dentaires.
Cette initiative est une attaque contre le droit à l'autodétermination des femmes dans le domaine de la santé sexuelle.
NON. Cette initiative permet une responsabilisation des hommes et des femmes en mettant chacun et chacune face aux conséquences de ses choix. Elle garantit l'objection de conscience pour celles et ceux toujours plus nombreux qui considèrent que l'IVG porte atteinte à une vie appelée à naître, ce qui est scientifiquement prouvé.

Voilà pourquoi je voterai OUI à l'initiative

  • Parce qu'elle garantit l'objection de conscience pour celles et ceux toujours plus nombreux qui considèrent que l'IVG porte atteinte à une vie appelée à naître, ce qui est scientifiquement prouvé.
  • Parce qu'elle permet une responsabilisation des hommes et des femmes en mettant chacun et chacune face aux conséquences de ses choix.
  • Parce que le droit de la femme peut être respecté entièrement sans que ce soit au détriment de l'enfant à naître.

Voilà pourquoi je continuerai à promouvoir le droit à la vie, à soutenir les mères, les jeunes parents et leurs enfants, quel que soit le résultat de la votation...

Parce que j'aime la VIE !

 
 Publié par : Ivan Thévoz
 
Source;http://choisirlavie.ch/

lundi 11 novembre 2013

This Pro-Life Music Video is SO Moving... It'll Touch Your Soul.

Magnifique vidéo pour la cause de la vie!

 
Publié par: Ivan Thévoz
 
Source:http://www.godvine.com

dimanche 22 septembre 2013

Qui se lèvera contre l'avortement?

Qui se lèvera contre l'avortement?
Suisse qui regardé cette vidéo, vous serez appelés à voter au début 2014 contre le financement de l'avortement par l'assurance maladie. Engagez vous!  Votez et faite votez OUI à l'initiative  populaire fédérale "Financer l'avortement est une affaire privée"

Bravo à cet homme qui pratique le vrai christianisme!
 
 
Publié par Ivan Thévoz
 
Source:http://illbehonest.com/french/

lundi 8 juillet 2013

Ce que les femmes racontent après un avortement


G.B.: La simple vue d’une femme enceinte était insoutenable
J’avais bien conscience du fait qu’en avortant je tuais mon propre enfant. Mais que devais-je faire? Mon ami m’apportait aucun soutien, mes parents (à l’époque) ne voyaient pas d’autre solution non plus. Pour mes amies, un avortement représentait une bagatelle. Bref, je n’avais pas la force de m’y opposer. Mon avortement a été épouvantable, c’était l’horreur. En un premier temps, après l’intervention, je me suis sentie soulagée. Ensuite, j’ai longtemps cherché à refouler mes pensées et ma mauvaise conscience à ce sujet. A la longue, cela devenait insupportable. La simple vue d’uns femme enceinte était insoutenable. Je devais faire de grands détours pour éviter des mères accompagnées de leurs petits enfants. Par malheur, je n’ai plus pu avoir d’autre enfant par la suite. J’avoue que, jusqu’à ce jour, je n’ai pas encore vraiment surmonté mon avortement, et pourtant, il a eu lieu il y a maintenant 27 ans ! Je dois toujours puiser de nouvelles forces dans la foi en la miséricorde et l’amour de Dieu. Ne vous rendez jamais coupables d’un avortement ! Même si vous devez faire face à une énorme pression et si les suites d’un tel acte sont banalisées. En tant que femme, vous seule porterez les conséquences et cela, pendant toute votre vie!


B.L.: Quand j’ai vue mon enfant, aussi gros qu’un doigt, pendre à un fil, je n’ai alors pas pu m’empêcher de pleurer
Je n’avais jamais envisagé de garder un enfant. Avant, je vivais comme une inconsciente : je ne faisais que de consommer, je pensais me réaliser. Je voulais devenir une femme indépendante. J’ai avorté à deux reprises. Pour l’un des deux enfants, je ne savais même pas qui était son père. Les conséquences n’avaient aucune importance à mes yeux. Un avortement constituait pour moi un problème d’ordre purement technique. Je ne pourrais pourtant jamais oublier l’incident suivant : lorsque dans la douleur, je me suis levée de mon lit d’hôpital et que j’ai vu mon enfant, pas plus gros qu’un doigt, pendre à un fil. Je me suis dit : C’est humain! Je n’ai alors pas pu m’empêcher de pleurer. Quand j’ai pris conscience des conséquences inhérentes à ma vie passé, un monde s’est écroulé pour moi. Seule la foi en Jésus-Christ et son pardon ont pu m’apporter la paix intérieure dont j’avais besoin.


G.W.: Donnez sa chance à votre enfant, même s’il a un handicap!
Je me suis sentie abandonée. Mes problèmes ont commencé au moment du diagnostic: mon enfant risquait d’être handicapé. Les médecins me conseillaient de me faire avorter. Je me suis sentie totalement abandonnée par l’homme avec lequel je vivais alors. Vainement ai-je attendu que mon partenaire me dise: «Je t’aime. Et j’aime aussi notre enfant, peu m’importe qu’il soit en bonne santé ou handicapé.» Mon avortement a été épouvantable et humiliant. Lors de cette intervention, j’ai été traitée comme du bétail qu’on mène à l’abattoir. On m’a fait une piqûre et immédiatement, je me suis retrouvée ligotée par les jambes à un épouvantable siège métallique. Au moins, aurait-on pu attendre que l’anesthésie fasse son effet. Pendant des années, j’ai eu de maux dans le bas-ventre. Je faisais des cauchemars et n’osais plus me regarder dans un miroir. Je croyais tout le temps voir mon enfant se dresser devant moi et m’interpeller en me disant : « Pourquoi m’as-tu volé ma chance ? » Grâce à une heureuse circonstance, j’ai finalement pu surmonter ce traumatisme. Si vous êtes un jour enceinte et en pleine détresse, ne vous laissez pas intimider et donnez sa chance à votre enfant. N’oubliez jamais ceci: il existe quantité d’organisations qui vous apporteront un soutien concret, à vous et à votre enfant, sans grandes démarches administratives.


N.M.: Le tien, tu l’as tué ! Le tien, tu l’as tué !
Aujourd’hui encore, le souvenir de mon avortement éveille un sentiment douloureux
en moi, accompagné de remords. Il est faux de dire que l’avortement élimine tous les problèmes de la femme. C’est tout le contraire ! C’était terrible ! Après l’avortement, l’infirmière est venue changer mes pansements et retirait des kilomètres de gaze sanguinolente de mon ventre. Mon ventre en était rempli ! Arrivée à la maison, j’ai continué de saigner abondamment. Psychiquement, c’était pareil, j’étais une plaie vivante et ouverte. Je ne m’en suis jamais remise ! J’étais hantée par des cauchemars, dans lesquels j’allais à la recherche de mon enfant que j’avais assassiné. Parfois, je parvenais à le déterrer et il m’apparaissait en pleine putréfaction ! A mon réveil, je fondais toujours en larmes. Récemment, j’ai fait construire une nouvelle cheminée chez moi. Peu après, j’ai rêvé que je découvrais le cadavre de mon enfant enterré sous la suie de la cheminée. C’était horrible! Quelques semaines après mon avortement, alors que nous étions invités dans une famille avec des enfants, j’ai ressenti des crampes au niveau de mon ventre. Mon cœur battait la chamade et au rythme de ses battements semblait me dire : Le tien, tu l’as tué ! Le tien, tu l’as tué ! Alors, pendant toute la soirée, j’ai ressenti une profonde nostalgie pour ce qui aurait du être mon propre enfant. Ces sentiments reviennent toujours à nouveau en moi.


C: L’avortement m’affecte encore plus que le viol !
L’incitation à l’avortement est énorme. Aujourd’hui, on attend d’une femme violée tombant enceinte qu’elle avorte. Tout autre alternative semble inconcevable, voire même insensée. Lorsque je suis tombée enceinte après avoir été violée, les pressions de la société ont été si fortes que je n’ai pu leur résister. Toute personne incitant à l’avortement ne pense pas à l’avenir d’une femme violée. Avec le recul, je constate que l’avortement n’a pas été un bon choix: en plus du viol, je me suis chargée de la responsabilité de l’avortement de mon propre enfant. Une femme violée devrait pouvoir bénéficier d’un soutien psychologique et matériel pour mieux accepter l’enfant innocent qu’elle porte contre son gré. A long terme, il est certainement plus facile d’accepter un enfant issu d’une telle tragédie que de vivre avec un avortement sur sa conscience. Inciter une femme violée à avorter est une alternative qui ne fera qu’amplifier sa souffrance.
 
 
 
Publié par : Salomé von Allmen

mercredi 19 juin 2013

9 mois dans le ventre de ma mère

" C'est toi qui as formé mes reins, qui m'as tissé dans le ventre de ma mère. Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes oeuvres sont admirables, et je le reconais bien. Mon corps n'était pas caché devant toi lorsque j'ai été fait dans le secret, tissé dans les profondeurs de la terre. Je n'étais encore qu'une masse informe, mais tes yeux me voyaient, et sur ton livre étaient inscrits tous les jours qui m'étaient destinés avant qu'un seul d'entre eux n'existe." Psaumes 139:13-16



                                                                      Source : euskarapra

Publié par : Salomé von Allmen